« Atelier mémoire, à bord du train du passé »
Cette année, les élèves de terminale de l’Atelier mémoire travaillent sur un projet intitulé « De gare en gare, les voies de la résistance et de la déportation ». Ils préparent une exposition qui sera accrochée prochainement dans l’Atrium.
Une sortie à Pithiviers
Pour compléter leurs recherches et surtout pour leur permettre de découvrir des lieux de mémoire, ils ont tout d’abord visité l’ancienne gare de déportation de Pithiviers le 6 novembre 2025 et participé à un atelier sur les conditions d’internement dans les camps du Loiret, Pithiviers et Beaune-la-Rolande, à la suite des rafles du Billet vert (le 14 mai 1941) et du Vel D’Hiv (les 16 et 17 juillet 1942).
Un séjour à Paris
Puis, ils ont participé à un séjour à Paris du 23 au 25 février 2026 avec au programme : une promenade dans le quartier du Marais de la place des Vosges au Jardin mémoriel des attentats du 13 novembre 2015 puis quatre visites guidées sur notre thématique de l’année : le Mémorial et le camp d’internement de Drancy, la gare de déportation de Bobigny, les traces de la rafle du Vel d’Hiv dans le XVème arrondissement et le Mémorial de la Shoah. La dernière soirée nous a permis d’assister à la pièce Les producteurs au
théâtre de Paris, une pièce de Mel brooks adaptée en français par Alexis Michalik.

Voici un bref florilège de leurs impressions :
« J’ai trouvé la visite de la Cité de la Muette (à Drancy) très marquante. C’est un lieu important de mémoire car il a été utilisé comme camp d’internement, beaucoup de Juifs y ont été enfermés avant d’être déportés vers les camps de concentration et les centres de mise à mort. Ce qui m’a particulièrement marqué, c’est de me rendre compte que ce lieu se trouve au milieu d’une ville où des gens vivent encore aujourd’hui. J’ai aussi trouvé très frappant de voir un vrai wagon qui a servi à transporter les juifs. Le voir en vrai permet de mieux imaginer les conditions très difficiles dans lesquelles les déportés étaient transportés. »
« Être sur les lieux [la gare de Bobigny] même nous permet de mieux se rendre compte des conditions de cette déportation. »
« La partie du voyage qui m’a le plus marqué est la gare de Bobigny. En effet c’est un endroit peu connu et souvent laissé en dehors des témoignages car ce lieu reste un passage très court de leur déportation. Cependant la gravité de l’endroit est très facilement ressentie. Le fait de marcher sur les rails utilisés autrefois pour déporter les différents convois permet de se mettre à leur place et de ressentir, bien que de manière infime, la souffrance qu’ils ont dû ressentir. Les plaques commémoratives sur tous les convois m’ont permis de vraiment comprendre la quantité de personnes que la Shoah a atteinte ou tuée en France. »
« Le jardin mémorial des enfants du Vél d’Hiv m’a touché car parler de ces rafles est une chose mais poser des visages accompagnés de textes spécifiques pour chacun des enfants représentés rendait la chose d’autant plus réelle. »
« Je suis sorti du Mémorial de la Shoah différent de la manière dont j’y suis entré. Plus silencieux, plus réfléchi. Comme si ce lieu nous obligeait à ralentir, à écouter, à ressentir et surtout à ne jamais oublier. »
« Je suis sorti du Mémorial de la Shoah différent de la manière dont j’y suis entré. Plus silencieux, plu réfléchi. Comme si ce lieu nous obligeait à ralentir, à écouter, à ressentir et surtout à ne jamais oublier. »
« Le Mémorial de la Shoah m’a permis de mieux comprendre l’ampleur du génocide et l’importance de ne jamais oublier pour lutter contre la haine et les discriminations aujourd’hui. »
« Cette visite m’a marqué et m’a fait réfléchir à l’importance de rester vigilant face aux discriminations aujourd’hui. »
« La mémoire n’est pas un regard vers le passé, mais une promesse pour l’avenir. »
F.P.